L’organisation des ateliers hebdomadaires

Chaque semaine, nous organisons des ateliers sur des thématiques variées (musique,  histoire, sciences, sport, etc.) à partir de nos envies ou de celles exprimées par les personnes  incarcérées. Nous contactons des associations ou des intervenants indépendants spécialisés sur un  sujet, puis nous les formons et les accompagnons tout au long de l’atelier.

Les actions de formation et de sensibilisation

Tous les bénévoles et les intervenants de Champ libre sont formés. La formation consiste en une demi-journée de sensibilisation et d’échanges sur les principes de fonctionnement de Champ libre et sur les enjeux relatifs aux lieux dans lesquels nous intervenons. L’association organise aussi des séances d’échanges ouvertes à tous, sous forme d’apéros ou de temps informels, autour des problématiques d’isolement et d’exclusion.

Manifeste pour un engagement libre et créatif

Réinventer l’action citoyenne !

En ouvrant des espaces de parole et de rencontre entre des personnes aux trajectoires multiples, Champ libre participe avant tout au renouvellement de l’action sociale et de l’engagement politique.

Rendre compte de la complexité humaine, lutter contre les lectures simplistes de la société, anéantir les peurs et les préjugés, c’est autant de mots d’ordre que Champ libre s’est donnés pour redonner du sens au vivre ensemble et favoriser l’émergence de démarches inclusives, justes et ambitieuses.

Au-delà des murs !

Champ libre, c’est l’envie d’introduire de l’échange, du débat et de la créativité dans tous les lieux de vie, même les plus cloisonnés. C’est œuvrer pour la démocratisation de problématiques traditionnellement élitistes, en invitant le plus grand nombre à s’en emparer. Des grandes controverses scientifiques aux questions philosophiques et sociétales, en passant par les problématiques urbaines, Champ libre explore, s’interroge et nourrit.

Champ libre, c’est aussi une veille citoyenne active dans différents espaces publics, et particulièrement dans les lieux de privation de liberté, pour plus de transparence et moins de dérives, plus de liens et moins de barrières.

Avec passion !

Champ libre, c’est valoriser les savoir-faire qui nous entourent et en découvrir d’autres. C’est croire en la richesse de l’autre, indépendamment de son parcours de vie, et se montrer ambitieux vis à vis des rapports humains. C’est rafraîchir en permanence ses cercles d’action et de réflexion, pour toujours plus d’émulation.

Jeunes et plus âgés, étudiants et professionnels, artistes et scientifiques, associations et individus, Champ libre réunit des personnes venues d’horizons divers animés par un désir commun de créer, de découvrir et d’échanger.

Champ libre, c’est enfin beaucoup de plaisir et d’épanouissement : des ateliers faits de rires et de partage, où l’on se réalise tant individuellement que collectivement, et qui amènent à porter un regard neuf et positif sur l’action sociale.

Les établissements

Maison d’arrêt de Bois d’Arcy (78)

  • Plus de 800 détenus hommes pour 501 places.
  • Travail: montage, assemblage, usinage, service généraux, auxiliaires (280 places)
  • Formation professionnelle: entretien, nettoyage, mécanique, électrotechnique, cuisine (60 places)

Information pratique pour se rendre à la maison d’arrêt :

Les ateliers de Champ libre se tiennent de 08h30 à 11h00 à la Maison d’arrêt de Bois d’Arcy, 5 bis rue Alexandre Turpault.

La maison d’arrêt de Nanterre (92)

Située à proximité du campus universitaire (Paris X) et du quartier d’affaires de la Défense, l’actuelle maison d’arrêt des Hauts-de-Seine est un établissement à gestion mixte. Elle a été construite de 1989 à 1991, pour accueillir 600 détenus. Une large majorité de la population pénale est jeune et essentiellement originaire du département 92.

Informations pratiques pour se rendre à la maison d’arrêt :

De Paris, prendre le RER A direction « Saint Germain en Lay » jusqu’à « Nanterre-Université » puis traverser l’Université et l’A86 (10 minutes à pied). Tournez à gauche : vous êtes arrivés.

La maison centrale de Poissy (78)

La maison centrale de Poissy est située au centre historique de la vieille ville dans un ancien couvent de religieuses ursulines fondé en 1645, en partie détruit à la Révolution et transformé en 1810 en dépôt de mendicité. De 1811 à 1817, les bâtiments sont transformés pour y recevoir les blessés de l’armée. La prison est ouverte en 1817 dans l’ancien dépôt de mendicité, et devient une maison centrale en 1821.

Une maison centrale reçoit les condamnés les plus difficiles. Leur régime de détention est essentiellement axé sur la sécurité.

La maison d’arrêt de Versailles (78)

La maison d’arrêt de Versailles, située dans le département des Yvelines, date de 1750. Elle accueille uniquement des femmes détenues, avec une séparation entre les prévenues et condamnées.

  • détention femmes : 74 places,
  • quartier semi-liberté hommes majeurs: 66 places,
  • quartier semi-liberté femmes : 6 places.

20 personnes peuvent y travailler : façonnage, conditionnements, montages, assemblages et 10 formations sont dédiées à l’initiation aux techniques de couture.

Centre pénitentiaire sud francilien (77)

Le centre de Réau (798 places) comporte plusieurs unités :

  • deux centres de détention pour les hommes : 210 places chacun
  • un centre de détention pour les femmes : 90 places
  • un quartier maison centrale
  • un quartier d’accueil : 30 places
  • une unité d’attente de transfert : 180 places.

L’îlot Chemin Vert

Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale (CHRS)

  • 60 places en chambres et studios individuels
  • Des hommes seuls, en priorité sortant de prison, libérés définitivement
  • Des hommes sous main de justice – notamment sous surveillance électronique
  • Une prise en charge de 6 mois renouvelables une ou plusieurs fois en fonction des situations individuelles